Parcours Confiance et Créa-Sol sont des associations, fondées et financées par les Caisses d’Epargne, dont la mission est d’accompagner des publics en proie à l’exclusion bancaire afin de les aider à retrouver une situation financière à la fois plus stable et plus équilibrée. Pour y parvenir, elles travaillent en étroite collaboration avec d’autres associations et des collectivités locales (UDAF, CASS, Mission locales, Resto du Cœur, Croix Rouge, Secours Catholique…).
Les difficultés des publics qu’elles accompagnent sont généralement liées à :
un « accident de la vie » : maladie, divorce, chômage…
de faibles ressources : chômeurs, allocataires de minima sociaux…
un manque d’autonomie : personnes handicapées, âgées ou bien illettrées…
Les bénéficiaires ont en commun la volonté d’accéder à une offre bancaire adaptée afin de trouver un emploi ou de créer une petite entreprise. Parcours Confiance et Créa-Sol sont là pour les aider à réaliser leurs projets. Ces associations proposent une gamme de services complémentaires :
Un suivi bancaire individualisé : lorsqu’une personne intègre Parcours Confiance ou Créa-Sol, un conseiller spécialisé l’aide à faire un point sur sa situation financière et lui propose un suivi personnalisé jusqu’à 24 mois.
Une offre bancaire adaptée : dans le cadre de ce suivi, chacun peut accéder à des produits et services adaptés à sa situation : carte de retrait à autorisation systématique, forfait à prix réduit, microcrédit.
Un soutien pédagogique : les bénéficiaires qui le souhaitent peuvent assister aux ateliers organisés par Finances & Pédagogie, une association fondée il y a plus de 50 ans par les Caisse d’Epargne. Les thèmes des ateliers concernent principalement la gestion du budget, le crédit ou encore la relation avec sa banque.
Les services de partenaires : l’action des associations Parcours Confiance et Créa-Sol est complétée par celle de leurs partenaires associations et collectivités (Unions départementales des affaires familiales, Centres communaux d’action sociale, Restos du Cœur…) et des réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise (France Active, Boutiques de Gestion…) avec lesquels de nombreux partenariats ont été noués.
Un aperçu des impacts du microcrédit
Une étude menée par GMV Conseil, un cabinet d’étude indépendant, sur les impacts des microcrédits accordés via Parcours Confiance montre que 70% des bénéficiaires sont « très satisfaits » d’avoir eu recours au microcrédit. Pour Georges Gloukoviezoff, il existe un lien de causalité entre exclusion bancaire et exclusion sociale : l’exclusion bancaire remet en cause « l’estime de soi » qui pourtant est un élément très important de la socialisation. L’exclusion bancaire peut aussi être un vecteur d’appauvrissement puisqu’en plus des difficultés liées à de faibles ressources, les difficultés pour percevoir et conserver ses ressources sont amplifiées. Enfin la tentation de recourir à l’économie parallèle est d’autant plus forte et les relations sociales (familiales et amicales) peuvent être mises en danger.
L’exclusion bancaire peut donc conduire ou renforcer une exclusion sociale plus large. Or, le microcrédit semble faire la preuve de son efficacité dans ce domaine. L’Inspection Générale des Finances affirme qu’un microcrédit réussi, comme c’est le cas lorsqu’un emprunteur retrouve un emploi, permet à la collectivité d’économiser 2 500 €. Dans l’étude réalisée par GMV Conseil sur 800 emprunteurs, 80% d’entre eux affirment que le microcrédit a joué un rôle positif dans leur accès ou leur maintien dans l’emploi. Egalement, deux tiers d’entre eux déclarent que le microcrédit les a aidés à améliorer leur situation budgétaire. (Télécharger l’étude)Un chiffre encourageant lorsque l’on sait qu’une personne sur deux sollicitant un microcrédit est sans emploi ou inactive.